lundi 26 décembre 2011

Fin d'année 2011

Bonjour à mes maigres mais fidèles lecteurs,

Je commencerai par un Joyeux Noël à ceux qui le fêtent, rien pour les autres, et bonne future année à tous (à mon rythme de parution...).

Je profite du petit changement de nom de domaine (conseillée par Lou/Justine par rapport aux moteurs de recherche) pour dresser un léger récapitulatif de mon année littéraire, pour ceux que ça intéresse :
J'ai envoyé trois nouvelles à des éditeurs (Relents de Paradisrefusé, trop long, trop confus ; Le dernier tour de Toupie : pas de justification pour l'instant, il faut la demander plus tard (??) ; Je suis un invisibleen cours), et je ne sais pas encore si j'en ai retiré quelque chose. Enfin, à part une grosse baffe à mon égo, bien entendu, mais ça, ça fait toujours du bien, mais pas à trop haute dose.
J'ai participé au Nanowrimo, principe que l'an dernier, je jugeai stupide, et j'ai légèrement dépassé mes ambitions : un peu plus de 25k (28 je crois), ce qui a fait un bon prodigieux dans mon roman, dans mes idées et ça a remué quelque chose en moi, ce rythme d'écriture digne des grands Stakhanoviste.
J'ai quitté les soucis d'Ecrivains en Herbe pour me concentrer sur les bêta-lectures (des autres comme de moi) sur Cocyclics (et peu Co-lecteurs :$) et je vais bientôt plancher sur le jury d'Imperial Dream (d'ailleurs, si vous voulez y participer, laissez-moi un message) qui planchera, lui, à partir de mai/juin jusqu'en juillet sur des nouvelles sur le thème "Et si les Hommes" (uchronie).
J'ai rencontré des auteurs (merci Cocy) plus ou moins reconnus mais tous aussi sympathiques, et aux discussions enrichissantes. J'ai pris la bonne résolution de lire plus d'auteurs français dans le domaine de la SFFF (déjà commencée grâce à Noël) et je poursuis ma lecture des classiques SFFF (par contre, les autres...).
Je (oui, encore je, mais je parle de moi et des mes créations) projette de changer d'orientation (présentement, je suis en archéologie) pour glisser vers des diplomes plus pro et du genre littéraire (documentaliste/secrétaire d'édition).
Bref, une année chargée mais qui m'a beaucoup apportée je pense, dans le présent comme dans mes choix d'avenir. C'est la première fois que je réfléchis à l'année passée et aux cadeaux de Noël que j'offre à mes proches, je pense que c'est un signe.

Merci à tous de votre patience comme de votre assiduité !


PS : et une bonne action pour ma Lou adorée qui dans ses devoirs doit renforcer le classement d'Idey :
Pour des cours d'écriture, vous pouvez regarder le site http://imperialdream.fr/
*sourire Colgate et pose Barbie*

dimanche 2 octobre 2011

Coeur d'écailles

Différente des autres enfants moolatir, Tylianne n’a pas six ans lorsque sa mère l’abandonne. Pour la soustraire aux coutumes de son peuple, elle la confie à la garde d’un père que la fillette n’a jamais connu. Mais suite au meurtre de ce dernier, presque quinze ans plus tard, il n’y a plus personne pour la protéger et elle doit fuir sans se retourner sous peine de mort.
Sans imaginer que ses pas croiseront ceux des antiques Dômiens, elle empruntera le tunnel qui les conduisit sur Moolat, des siècles auparavant. Elle dépassera l’Écueil, l'immense barrière taboue, pour redécouvrir le continent presque oublié de Masaria mais elle ignore tout de ce qui l’attendra au bout du passage.

Je n'ai jamais parlé de ce projet sur le blog, et au final, les seules fois où je montre mon roman, c'est pour de la bêta-lecture. On verra lorsqu'il aura réellement avancé.
J'ai soumis mon roman au Challenge de Cocyclics, j'espère lui donner un petit coup de fouet à ce feignant ! En attendant, j'ai nommé les chapitres, d'après des citations du texte :
Chapitre un - Mais ce furent ses yeux
Chapitre deux – Une place en forme de Tyli
Chapitre trois – Coupable ! Coupable !
Chapitre quatre – Tout ce sang sur le carrelage
Chapitre cinq – Tu es belle, ma fille.
Chapitre six – Obscurité. Abandon.
Chapitre sept – Nommés Souffrance, Désert, Oubli et Changement


Ma fiche Nanowrimo
Avant lancement :
(22/10/11) : 22 849 mots, chapitre sept.
28/10/11 : 23 933 mots, soit 141 926 cec (caractères espaces comprises), chapitre huit (ça promet =x)
But Nanowrimo : 50 000 mots, je n'y crois pas, si je fais 20 000 (soit le double de ce que j'ai déjà écrit !), je serais heureuse. Soit 666 (!) mots par jour. On y croit !

Nombre de signes/mots prévus (total) : Un peu moins de 1 400 000 (calculs très foireux)
(au rythme "Nano perso", je mettrais presque six ans pour le finir... Je suis pas au bout de mes peines.)



Le dessin représente Kirkad, l'un des personnages-clé du scénario que j'ai encore en tête : ce brave "homme" n'est pas encore arrivé sur le papier, sinon une courte apparition dans une nouvelle (Empereur, je suis votre très traitre ami). Et puis, dans le roman, il est nettement plus vieux qu'illustré ici, il faudra que je le mette en scène dans sa jeunesse, tiens !

Merci à Cyrkael pour son dessin !

vendredi 30 septembre 2011

Neverwhere – Neil Gaiman (1996)



  • Genre : Urban-fantasy/fantastique

  • Résumé : 
Richard, un écossais tout à fait normal, part bientôt pour son nouveau travail, à Londres. Assis devant le bar où se déroule son pot de départ, une vieillarde lui prédit son avenir : faire attention aux portes.
Il est donc normal qu’un an et quelques mois plus tard – fiancé à Jessica, une dame tout comme il faut –, il trouve sur le trottoir une jeune femme blessée, nommée Porte. Richard lui porte secours au mépris de sa fiancée et au final, de sa vie toute entière. Car une fois Porte renvoyée chez elle, dans le Londres « d’en Bas », plus personne ne se rend compte de la présence de Richard et il est rayé de sa propre existence. Il décide alors de suivre la mystérieuse Porte, jusqu’à l’aider à résoudre le massacre de la famille de cette dernière, tout en évitant les sinistres MM. Croup et Vandemar.

  • Mon avis :
Pour moi, le principal défaut de ce livre réside dans l’histoire, ce qui revient à dire que c’est un gros défaut : clichée dans beaucoup d’occasions, on la devine donc aisément à partir de quelques chapitres (pour les plus sagaces), malgré quelques rebondissements un peu pauvres.
L’intrigue ne sert au final qu’à présenter l’univers : un monde parsemé de références à Londres, très fouillé… mais seulement dans l’esprit de l’auteur pour ce dernier point. En effet, on ne fait que soulever une partie du voile avec ce livre et on reste horriblement sur notre faim. Des moines noirs à Blackfriars, une station de métro au British Museum, un ange à la station Angel, sans oublier la cour itinérante du Comte – qui siège dans une rame de métro. On croisera avec régal les Parles-Aux-Rats, qui parlent vraiment aux rats, dont la touchante Anesthésie. Bref, un monde caché et fabuleux… mais un peu trop caché. C’est frustrant.
Certains personnages, comme Richard ou même Porte, sont assez pâlichons car très convenus, tandis que d’autres sont de vrais petits de morceaux de plaisir : MM. Croup et Vandemar en particulier, très croustillants, le marquis de Carabas, puis quelques autres – parfois à peine de passage. Je pense au Comte qui perd un peu la boule par exemple, il a vraiment quelque chose d’émouvant.
Malgré un style fouillé et soigné, on a donc une histoire qui ne sert qu’à présenter (à demi, s’il faut encore rappeler ma frustration) un monde, et entre les mains un livre (très) agréable, mais malheureusement sans plus.
Pourtant, quelques passages valent très franchement le détour, je me rappelle en particulier à l’Épreuve de Richard : outre l’aspect fantastique (dans les deux sens du terme, ma foi) révélé de manière très psychologique – un peu classique, mais délicieuse (réalité, folie ?) – c’est le moment où le « héros » prend le plus d’ampleur.

  • Si vous avez aimé : 
En tout premier lieu, l’adaptation en série, scénarisée par l’auteur, n’est pas sortie en France. Je n’ai pas encore trouvé le temps de l’attraper quelque part et moins de la visionner, mais cela permettra de poser un visage sur les noms.
Ensuite, je dois avouer que je ne connais pas grand-chose à l’urban fantasy, mais de ce que j’ai pu entendre, du côté création d’univers, il a peu de rivaux…

lundi 25 juillet 2011

La Horde du Contrevent, Alain Damasio, 2004

Aussi disponible sur État Critique



Genre : OVNI (sinon, fantasy)

Résumé :
La Horde du Contrevent a un seul but : atteindre l’Extrême-Amont. Golgoth le Neuvième mène la trente-quatrième Horde : ils poursuivent le dessein des hordes précédentes qui ont toutes échoué.
Sur un monde balayé par les vents, ils espèrent en découvrir l’origine ainsi que les trois dernières formes, jamais rencontrées jusqu’alors. Ils luttent sans cesse contre le vent pour avancer, utilisant les talents de chacun des vingt-trois membres de la horde, du Traceur à l’Aéromaître, en passant par l’oiselier ou les crocs.
Mais certains voudraient les voir mourir en chemin. Peut-être même la Hordre, mais pourquoi ces derniers, qui forment et envoient la Horde, souhaiteraient-ils sa perte ?

Mon avis :
Même si le ton reste plaisant – les jeux de mots passent bien, l’écriture est soignée, très atypique –, j’ai eu l’impression de lire un recueil de nouvelles sur la même histoire plutôt qu’un roman, constitué de scènes variées qui ponctuent le voyage.
La narration peut également perturber. Au début, on se retrouve avec une multitude de personnages, mais peu à peu, seuls les mêmes reviennent et on apprend à reconnaître leur style (joli travail à ce niveau-là) mais aussi leur signe, ce n’est pas évident sans le marque-page ! La plupart sont attachants, bien rendus, mais on a tendance à en oublier un bon nombre (vingt-trois personnages, ce n’est pas facile à gérer).
L’intrigue a un peu de mal à se lancer, les premières pages sont assez poussives, mais on finit par se lancer et par se laisser porter par le vent. Ensuite, on tombe dans cette impression de fragmentation, parfois un peu lassante. Bref, une lecture difficile mais très agréable à la fois.

(Et notons avec chauvinisme que l’auteur est français !)

Si vous avez aimé, vous pouvez lire :
J’ai rarement lu un livre de la même trempe, donc c’est un peu dur à dire. L’auteur ne s’attarde pas autant sur la société qu’Ursula le Guin dans son cycle d’Ekumen et la poésie utilisée n’est pas la même. Pourtant, ça doit être l’auteur que je rapprocherais le plus.
Sinon, il a écrit un autre livre, La Zone du dehors, et plusieurs nouvelles.

dimanche 17 juillet 2011

Entretien avec une correctrice

Nariel Limbaear : Y’a-t-il une formation indépendante d’un diplôme, et vice-versa ? Par quel diplôme/organisme es-tu passée ?
Hélène Destrem :
>>> La formation par cours ou correspondance, délivrée par le CEC, le Centre d'Ecriture et de Communication, dont le montant s'élève à 1520 E. Les enseignants comptent dans leurs rangs des correcteurs des éditions Belfond et Larousse. Les cours ont lieu à Paris, et si vous suivez la correspondance, il faudra suivre deux réunions sur Paris.
Il est nécessaire d'avoir au minimum un baccalauréat, de sérieuses connaissances en grammaire et en orthographe, ainsi qu'une bonne culture générale pour suivre cette formation.

Plus de renseignements à cette adresse:
http://www.centreec.com/index.html

>>> La formation Formacom, plus sélective et plus chère que la première. Comptez 8346 E pour cette formation à laquelle vous pourrez accéder après avoir subi un test d'admission. Des aides sont possibles pour les salariés et demandeurs d'emploi. Aucun cours par correspondance n'est possible et la formation a lieu à Paris.
Il est nécessaire de remplir les mêmes conditions (diplôme et connaissances) d'admissibilité pour être pris dans cette formation. Le test d'admissibilité dure 2 heures.
Plus de renseignements à cette adresse:
http://www.formacom.net/

Ensuite, le métier de correcteur n'est pas un métier d'avenir. J'ai voulu suivre la formation pour mieux écrire mes romans et avoir des chances d'être publiée un jour (ce qui est en cours), et puis, comme je ne trouvais aucune place chez un éditeur ou dans un journal, j'ai voulu me lancer, mais le secteur est bouché. J'ai pu trouver 3/4 contrats en tant qu'auto-entrepreneur, à des tarifs honteusement bas. Il faut être pistonné pour entrer dans le secteur, suivre des études dans la branche de l'édition, et habiter à Paris...
Je pense reprendre ce métier très bientôt (je suis en congé maternité actuellement), mais il va me falloir trouver un travail stable en plus car correctrice, j'adore, mais ça n'apporte pas un salaire mensuel fixe et sûr.

http://www.centreec.com/index.html


Comment obtiens-tu tes contrats ? Et les tout premiers ?
Principalement grâce à des démarches en ville, dans les facs ou les services de l'anpe et autres services sociaux, mais aussi en me faisant de la pub sur Internet (surtout grâce à mon site).


En combien de temps environ dois-tu lire un roman ? (ou mettons, pour lire 100 pages ?)
Un mois pour lecture et corrections, mais tout dépend aussi de la qualité du texte à corriger. Ça peut aller plus vite comme plus lentement.


Comment fonctionnent tes échanges avec l’auteur et que corriges-tu dans le texte ?
J'échange principalement par mail avec l'auteur, mais aussi en face-à-face (surtout pour les corrections de mémoires et de thèses). Je corrige tout, bien évidemment.



Vous pouvez trouver d'autres informations et vous renseigner sur son site perso : http://voyagesdecrits.fr

samedi 11 juin 2011

J'ai trop de chapeaux

Tic !
Sans tac
Un peu toc
Je tourne
La batterie gronde
Sous mes doigts
Plus rien
Vide
Je ne suis pas libre

Tac !
Une flèche,
Pas au cœur
Quatre-vingt-dix ans,
Je chasse
Je me sens bien
Un peu trop
Cupidon revient
Et me soutient
Me fait sombrer
Je peux le garder ?

Bonjour Tom !
Comment ça ?
C’est Hymnie ?
Non plus ?
Maners ?
Comment ça ?
Docteur ?
Pourquoi ?
Je me sens bien !

Rien
Père-sœur
Gauche-droite
Ami-inconnu
Docteur-sœur
Rire-deuil
Quelle différence
Quelle importance

Tic !
Sourire
Larmes
Voisin
Joie
Colère
Et moi ?
Où suis-je dans tout ça ?


(la "suite" de J'ai perdu mon chapeau)


L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau m'a inspiré ce premier poème. Les cas représentés ici viennent du livre, avec :
- Le premier, Ray, souffre du syndrome de Tourette. Il ne trouve pas de travail à cause de sa maladie, mais le week-end il est un as de la batterie, en partie à cause de son syndrome. Sur les conseils du docteur Sacks, il prend de l'haldol et ses symptômes disparaissent, mais aussi son don pour la batterie. (la conclusion est qu'il finit par en prendre la semaine, mais pas le week-end, sauf qu'il dit lui-même qu'il ne sent pas libre)
- Natascha est une ancienne prostituée. Plus de soixante-dix ans plus tard, la "maladie de Cupidon" (syphilis) revient. Elle se sent bien, un peu "fo-folle", elle sort, s'amuse... Et ne veut pas guérir tout à fait, garder cette "pêche", ne plus rester une petite vieille.
- Monsieur Thompson est aussi atteint du syndrome de Korsakov (voir Jimmie dans le premier poème), sauf qu'il compense son oublie en inventant, sans cesse.
- "Madame B." est une "drôle" de fille, facétieuse... Un peu trop. Rien ne compte pour elle. "Rien ne signifie rien."
- Le dernier cas a été observé dans la rue, un nouveau syndrome de Tourette, mais ici, la dame atteinte mimait tous les gens qu'elle croisait, engrangeait leurs tics. Au bout de quelques mètres et plus de cinquante personne, elle tourne dans une ruelle et "vomit" tous les personnages qu'elle a copiés en reproduisant, en quelques secondes, tous ces personnages...

samedi 4 juin 2011

J'ai perdu mon chapeau

Je tourne,
J'ai oublié
Est-ce une rose ?
J'entends,
C'est Mozart !
Est-ce toi ?
J'ai oublié
Comment voir

J'oublie que
J'ai oublié
Mon frère est si
VIEUX !
Il n'a pas vingt,
En fait quarante
J'oublie,
Je tombe
Dans le passé

J'ai oublié
Comment marcher
Est-ce ma voix ?
Chose inerte
Est-ce mon corps ?
Enveloppe débile
Je tombe
J'ai oublié
Comment me relever

J'ai oublié,
Je tourne et
Tombe
Chose morte
Dans mon lit !
Je la lance
Et tombe
Ma jambe ?

Je n'ai jamais su
"Pâte à tarte !"
Inutiles !
Qu'est-ce ?
Des mains ?
Tâtonne
Découvre
Bébé à soixante ans.

Je tourne
Tourne
Encore un quart !
Tourne, tourne
Mais il manque
Comment ça ?
Je ne vois pas !
Je ne tourne pas !
Ma gauche s'est oubliée

J'ai oublié
Les mots
J'entends
Sans comprendre
La voix virevolte
Dans les mensonges,
S'écrase avec la peine
Mais sans comprendre


L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau m'a inspiré ce premier poème. Les cas représentés ici viennent du livre, avec :
- Le Docteur P. est un grand musicien, mais ne reconnait ni les gens ni les choses. Il peut les identifier par des détails, tout comme il peut prendre sa femme pour un chapeau.
- Jimmie est victime du syndrome de Korsakov. Depuis 1945, il n'a plus aucun souvenir, il oublie tout ce qui se passe au fur et à mesure.
- Christina est une femme active, intelligente. Pour une opération bénigne, elle entre à l'hopital. Elle y restera un an car elle a perdu sa proprio-perception, elle se sent "désincarnée", ne peut marcher que si elle se regarde.
- Un patient dans son lit d'hôpital a trouvé une jambe morte et froide, sinistre farce ? Non, la sienne qu'il ne sent plus, ne reconnait plus.
- Madeleine, aveugle, a toujours été choyée. Ses mains sont comme des morceaux de pâte à tarte au bout de ses bras. A soixante ans au lieu de quelques mois, elle va apprendre à s'en servir
- Madame S. a perdu le sens de la gauche. Elle ne se maquille que le côté droit, elle doit tourner, tourner et encore tourner pour vider son assiette, et encore, il en reste. Mais c'est à gauche, elle ne le voit pas
- Les patients atteints d'aphasie ne comprennent plus le sens des mots, mais toujours le ton et les expressions faciales. Ils savent très bien quand on leur ment.