dimanche 17 juillet 2011

Entretien avec une correctrice

Nariel Limbaear : Y’a-t-il une formation indépendante d’un diplôme, et vice-versa ? Par quel diplôme/organisme es-tu passée ?
Hélène Destrem :
>>> La formation par cours ou correspondance, délivrée par le CEC, le Centre d'Ecriture et de Communication, dont le montant s'élève à 1520 E. Les enseignants comptent dans leurs rangs des correcteurs des éditions Belfond et Larousse. Les cours ont lieu à Paris, et si vous suivez la correspondance, il faudra suivre deux réunions sur Paris.
Il est nécessaire d'avoir au minimum un baccalauréat, de sérieuses connaissances en grammaire et en orthographe, ainsi qu'une bonne culture générale pour suivre cette formation.

Plus de renseignements à cette adresse:
http://www.centreec.com/index.html

>>> La formation Formacom, plus sélective et plus chère que la première. Comptez 8346 E pour cette formation à laquelle vous pourrez accéder après avoir subi un test d'admission. Des aides sont possibles pour les salariés et demandeurs d'emploi. Aucun cours par correspondance n'est possible et la formation a lieu à Paris.
Il est nécessaire de remplir les mêmes conditions (diplôme et connaissances) d'admissibilité pour être pris dans cette formation. Le test d'admissibilité dure 2 heures.
Plus de renseignements à cette adresse:
http://www.formacom.net/

Ensuite, le métier de correcteur n'est pas un métier d'avenir. J'ai voulu suivre la formation pour mieux écrire mes romans et avoir des chances d'être publiée un jour (ce qui est en cours), et puis, comme je ne trouvais aucune place chez un éditeur ou dans un journal, j'ai voulu me lancer, mais le secteur est bouché. J'ai pu trouver 3/4 contrats en tant qu'auto-entrepreneur, à des tarifs honteusement bas. Il faut être pistonné pour entrer dans le secteur, suivre des études dans la branche de l'édition, et habiter à Paris...
Je pense reprendre ce métier très bientôt (je suis en congé maternité actuellement), mais il va me falloir trouver un travail stable en plus car correctrice, j'adore, mais ça n'apporte pas un salaire mensuel fixe et sûr.

http://www.centreec.com/index.html


Comment obtiens-tu tes contrats ? Et les tout premiers ?
Principalement grâce à des démarches en ville, dans les facs ou les services de l'anpe et autres services sociaux, mais aussi en me faisant de la pub sur Internet (surtout grâce à mon site).


En combien de temps environ dois-tu lire un roman ? (ou mettons, pour lire 100 pages ?)
Un mois pour lecture et corrections, mais tout dépend aussi de la qualité du texte à corriger. Ça peut aller plus vite comme plus lentement.


Comment fonctionnent tes échanges avec l’auteur et que corriges-tu dans le texte ?
J'échange principalement par mail avec l'auteur, mais aussi en face-à-face (surtout pour les corrections de mémoires et de thèses). Je corrige tout, bien évidemment.



Vous pouvez trouver d'autres informations et vous renseigner sur son site perso : http://voyagesdecrits.fr

3 commentaires:

  1. Merci pour l'interview.

    Eh bien, encore un monde de requins^^

    C'est dommage qu'on n'en sache pas plus sur ce que fait que le métier de correcteur n'a pas d'avenir. Est-ce la concurrence (logiciels d'écriture et de correction, de plus en plus de monde, etc), sa dureté et le fait que ça soit éprouvant , etc ?

    Ceci dit, de ce qu'elle dit, c'est plus un métier d'appoint qu'un travail en lui-même (dans l'optique d'en vivre)

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  2. Je pense que c'est plutôt dans l'optique "difficile d'en vivre" que ce n'est pas un métier d'avenir. Après, un logiciel aura beaucoup de mal à remplacer les yeux humains ! ^^ (et heureusement)

    J'ai envie de dire que ces logiciels ne servent qu'à alléger le travail du correcteur, ainsi, il peut se concentrer sur autre chose :)

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  3. Oh tu sais, avec la manie de tout vouloir automatiser et les recours à la machine pour remplacer l'homme, je ne serais pas étonné que ça finisse par arriver.

    Et puis les yeux humains, ça fatigue ^^

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