lundi 25 juillet 2011

La Horde du Contrevent, Alain Damasio, 2004

Aussi disponible sur État Critique



Genre : OVNI (sinon, fantasy)

Résumé :
La Horde du Contrevent a un seul but : atteindre l’Extrême-Amont. Golgoth le Neuvième mène la trente-quatrième Horde : ils poursuivent le dessein des hordes précédentes qui ont toutes échoué.
Sur un monde balayé par les vents, ils espèrent en découvrir l’origine ainsi que les trois dernières formes, jamais rencontrées jusqu’alors. Ils luttent sans cesse contre le vent pour avancer, utilisant les talents de chacun des vingt-trois membres de la horde, du Traceur à l’Aéromaître, en passant par l’oiselier ou les crocs.
Mais certains voudraient les voir mourir en chemin. Peut-être même la Hordre, mais pourquoi ces derniers, qui forment et envoient la Horde, souhaiteraient-ils sa perte ?

Mon avis :
Même si le ton reste plaisant – les jeux de mots passent bien, l’écriture est soignée, très atypique –, j’ai eu l’impression de lire un recueil de nouvelles sur la même histoire plutôt qu’un roman, constitué de scènes variées qui ponctuent le voyage.
La narration peut également perturber. Au début, on se retrouve avec une multitude de personnages, mais peu à peu, seuls les mêmes reviennent et on apprend à reconnaître leur style (joli travail à ce niveau-là) mais aussi leur signe, ce n’est pas évident sans le marque-page ! La plupart sont attachants, bien rendus, mais on a tendance à en oublier un bon nombre (vingt-trois personnages, ce n’est pas facile à gérer).
L’intrigue a un peu de mal à se lancer, les premières pages sont assez poussives, mais on finit par se lancer et par se laisser porter par le vent. Ensuite, on tombe dans cette impression de fragmentation, parfois un peu lassante. Bref, une lecture difficile mais très agréable à la fois.

(Et notons avec chauvinisme que l’auteur est français !)

Si vous avez aimé, vous pouvez lire :
J’ai rarement lu un livre de la même trempe, donc c’est un peu dur à dire. L’auteur ne s’attarde pas autant sur la société qu’Ursula le Guin dans son cycle d’Ekumen et la poésie utilisée n’est pas la même. Pourtant, ça doit être l’auteur que je rapprocherais le plus.
Sinon, il a écrit un autre livre, La Zone du dehors, et plusieurs nouvelles.

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