vendredi 30 septembre 2011

Neverwhere – Neil Gaiman (1996)



  • Genre : Urban-fantasy/fantastique

  • Résumé : 
Richard, un écossais tout à fait normal, part bientôt pour son nouveau travail, à Londres. Assis devant le bar où se déroule son pot de départ, une vieillarde lui prédit son avenir : faire attention aux portes.
Il est donc normal qu’un an et quelques mois plus tard – fiancé à Jessica, une dame tout comme il faut –, il trouve sur le trottoir une jeune femme blessée, nommée Porte. Richard lui porte secours au mépris de sa fiancée et au final, de sa vie toute entière. Car une fois Porte renvoyée chez elle, dans le Londres « d’en Bas », plus personne ne se rend compte de la présence de Richard et il est rayé de sa propre existence. Il décide alors de suivre la mystérieuse Porte, jusqu’à l’aider à résoudre le massacre de la famille de cette dernière, tout en évitant les sinistres MM. Croup et Vandemar.

  • Mon avis :
Pour moi, le principal défaut de ce livre réside dans l’histoire, ce qui revient à dire que c’est un gros défaut : clichée dans beaucoup d’occasions, on la devine donc aisément à partir de quelques chapitres (pour les plus sagaces), malgré quelques rebondissements un peu pauvres.
L’intrigue ne sert au final qu’à présenter l’univers : un monde parsemé de références à Londres, très fouillé… mais seulement dans l’esprit de l’auteur pour ce dernier point. En effet, on ne fait que soulever une partie du voile avec ce livre et on reste horriblement sur notre faim. Des moines noirs à Blackfriars, une station de métro au British Museum, un ange à la station Angel, sans oublier la cour itinérante du Comte – qui siège dans une rame de métro. On croisera avec régal les Parles-Aux-Rats, qui parlent vraiment aux rats, dont la touchante Anesthésie. Bref, un monde caché et fabuleux… mais un peu trop caché. C’est frustrant.
Certains personnages, comme Richard ou même Porte, sont assez pâlichons car très convenus, tandis que d’autres sont de vrais petits de morceaux de plaisir : MM. Croup et Vandemar en particulier, très croustillants, le marquis de Carabas, puis quelques autres – parfois à peine de passage. Je pense au Comte qui perd un peu la boule par exemple, il a vraiment quelque chose d’émouvant.
Malgré un style fouillé et soigné, on a donc une histoire qui ne sert qu’à présenter (à demi, s’il faut encore rappeler ma frustration) un monde, et entre les mains un livre (très) agréable, mais malheureusement sans plus.
Pourtant, quelques passages valent très franchement le détour, je me rappelle en particulier à l’Épreuve de Richard : outre l’aspect fantastique (dans les deux sens du terme, ma foi) révélé de manière très psychologique – un peu classique, mais délicieuse (réalité, folie ?) – c’est le moment où le « héros » prend le plus d’ampleur.

  • Si vous avez aimé : 
En tout premier lieu, l’adaptation en série, scénarisée par l’auteur, n’est pas sortie en France. Je n’ai pas encore trouvé le temps de l’attraper quelque part et moins de la visionner, mais cela permettra de poser un visage sur les noms.
Ensuite, je dois avouer que je ne connais pas grand-chose à l’urban fantasy, mais de ce que j’ai pu entendre, du côté création d’univers, il a peu de rivaux…

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