dimanche 11 mars 2012

Destination univers, recueil de nouvelles, 2012-03-11


  • Genre : Science-fiction

  • Résumé : Cette anthologie regroupe huit nouvelles réunies par les deux anthologistes, J.-A Debats et J.-C. Dunyach, sur le thème du space opera, un des genres de la science-fiction.
Qui n'a pas rêvé des étoiles ?

Franchir le seuil de la lumière,  foncer dans l’hyperespace par des chemins secrets,  filer au cœur des astres mourants, plonger dans la chevelure des nébuleuses et s'aveugler à la lumière des supernovae; rêver parce que le ciel au-dessus de nous est à la fois fascinant et irrésistible.

Mais la navette Atlantis a atterrit et ne repartira plus, le ciel nous est désormais fermé.

Huit auteurs ne se sont pas résignés, ils ont pris leur envol dans cette anthologie. Ils nous ont chanté les planètes lointaines et les océans spatiaux, les stations orbitales et les vaisseaux rutilants sous des étoiles inconnues. Ils ont peuplé l'univers immense de dangers incommensurables, d'aventuriers exceptionnels, d’intelligences artificielles, de civilisations oubliées et de trésors fabuleux .

Parce que, même si le ciel nous est fermé, il nous reste le rêve.

Et qu’on ne rêve jamais assez.

  • Mon avis

Même si, comme dans toute anthologie, la qualité des nouvelles m’a parue inégale, elles ont toutes leurs qualités, et à mon goût peu de défauts. C’est une lecture qui vous permettra de vous évader dans les étoiles à travers huit points de vue différents, étrangers, extraterrestres.

Les Tiges, Thomas Geha :
Bien écrite, on sent un univers très vaste derrière. Quelques moments d'incompréhension sur certains termes, mais on finit par se laisser porter. On attend, mais malheureusement, la fin ne m'a pas rassasiée, presque en queue de poisson, sans doute car je ne l'ai pas comprise.

Évaporation et sublimation, Anthony Boulanger :
Toujours bien écrit - même si là-dessus, je faisais confiance aux anthologistes - et surtout, très poétique. On s'attache aux deux camps et la fin est saisissante. Un petit goût d’exotisme grâce aux oiseaux, je crois que c’est ma nouvelle préférée du recueil.

Le bal des méduses, Célia Deiana :
Très, très étrange. Pas mauvaise du tout, elle apporte un petit côté d'incompréhension, un du « c'est tout » ? On prend conscience de la lenteur du temps pour un enfant…
Le ton enfantin rend presque poétique parfois, mais à d'autres moments, je l'ai trouvé légèrement superflu.


Sleeping Beauty, Anne Fakhouri :
Sympathique mais inégale. Les personnages sont attachants, avec du relief et bien modelés. L'univers et l'histoire donnent ce côté agréable à lire, mais pas toujours d'une même qualité. De mon côté, je n'ai que peu accroché - sauf à Piek et au robot, qu'on voit pourtant peu.


Le Gambit de Hunger, Olivier Gechter :
Il n'y a pas de grande chute ou de rebondissement spectaculaire, mais je l'ai bien aimée. Elle est à la fois simple, assez douce malgré les horreurs. Par la narration d'Hya (I.A.), j'y ai vu une jolie délicatesse.
(Tiens c’est marrant, en écrivant la critique, je viens de me rendre compte que la nouvelle est écrite par un homme. Ça ne se voit pas, j’ai trouvé, je suis bien rentrée dans la peau du personnage féminin et d’Hya – même si je me souviens plus si elle est explicitement féminine.)

Le Marathon des trois lunes, Aurélie Ligier :
La narration m’a plu, j’ai trouvé la nouvelle bien écrite, avec des idées intéressantes. Au final, elle n’est pas fantastique, mais elle reste très agréable. Les flash-back sont presque superflus tant le présent est fort.


Les Dieux bruyants, Laurent Genefort :
Un peu convenue dans son histoire, on retrouve toutefois une espèce d’extraterrestres plutôt originale et une fin assez inattendue. Agréable lecture ici aussi.


Le Khan Mergen, Olivier Paquet :
Ma deuxième favorite. L’exotisme des cités qui se déplacent, le désert, les étoiles, tout ce qu’il faut pour me séduire dans le paysage. Dans l’histoire, c’est moins joli-joli, c’est même un peu triste pour l’enfant.


  • Si vous avez aimé :
 J'ai lu de nombreuses nouvelles de l'un des anthologistes, Jean-Claude Dunyach, et certains de ses recueils pourraient aussi vous plaire. La maison d'édition, Griffe d'Encre (au passage, le livre en lui-même est un bel objet, agréable à lire tant par le contenu que par le contenant), publie d'autres anthologies sur des thèmes très différents.