samedi 19 janvier 2013

Comment construire un compteur-tableur (alias Maléfique)


Qu’est-ce qu’un compteur-tableur ?

Je confirme : le compteur-tableur, c'est cool !
- V.T., auteure à tableur

Ben moi je suis fan ! Merci, ça roule comme sur des roulettes, et je crois que ça va me devenir indispensable. 

- C.C., auteure déjà fan de son tableur.

Un compteur-tableur terminé et en cours d'utilisation

Notez que maintenant, grâce à Jérôme Prionfou, vous avez le droit à un tableur en ligne presque déjà tout créé ! On le remercie très fort de nous faire perdre moins de temps pour écrire plus !
Par ici...
Ou là !

Sinon, vous avez la méthode de base :


C’est un fichier tableur construit à base de formules qui est utile dans le cas où : vous avez une deadline et un nombre de mots. Par exemple, si vous voulez écrire une nouvelle à temps pour un appel à textes, ou un roman en quatre mois ou en un an. Si vous le faites bien, il est totalement adaptable à vos besoins. Et surtout, si vous le faites bien, vous n’aurez plus à le toucher à part pour rentrer le nombre de mots que vous avez fait tel jour, il calculera votre total, ce qu’il vous reste et si vous êtes en retard TOUT SEUL COMME UN GRAND. Mon professeur de bureautique serait fier de moi !

Ça prend 10 minutes si vous êtes habitués des tableurs, un peu plus dans le cas contraire (déjà, le temps de lire tout mon charabia). J’espère que vous ne serez pas effrayés devant l’aspect technique (et si vous l’êtes et que VRAIMENT, VRAIMENT, vous voulez un compteur-tableur, vous pouvez me passer commande, en me donnant les bases : première étape ci-dessous). 
Je vous préviens, c'est long.

Première étape : les bases

Avant même d’ouvrir votre tableur, vous devez savoir quelles données vous voulez y calculer : le nombre de mots à écrire et jusqu’à quelle date vous avez. Cela fait, voyez combien de jours cela fait, et vous divisez votre nombre de mots par le nombre de jours. Ça donne le quota journalier.
Par exemple, je veux écrire mon roman de 140 000 mots en un an (365 jours) : 140 000 / 365 = 383,6. J’arrondis à 400, et je vous conseille d’arrondir à chaque fois à une unité ronde supérieure (sinon, vous allez vous faire de faux espoirs, alors que là, vous vous surprenez).

Seconde étape : les titres de colonnes

Ouvrir et préparer votre tableur. Je vous propose une version assez basique, libre à vous de l’enrichir de colonnes multiples et sans doute totalement utiles à vos yeux, mais j’irai droit à l’essentiel avec juste une fioriture ou deux.
Cinq colonnes : Date ; Mots écrits aujourd’hui ; Total de mots écrits ; Mots prévus à ce jour ; Avance/retard (affectueusement abrégés en : « D’hui » ; « Total » ; « Prévus » ; « Av/rt »)





Troisième étape : remplir les colonnes


La colonne de la date

Pour commencer, entrez le premier jour où vous allez écrire. Dans mon cas, c’était le 01/01/2013. Normalement, et surveillez bien cela, votre gentil tableur qui n’est pas trop bête a détecté que c’était une date (on l’applaudit bien fort). Bref, cliquez sur la cellule avec la date, qui s’encadre : vous voyez le petit carré noir en bas de ce cadre ? Cliquez dessus, et tirez le vers le bas. Il va normalement (le brave petit) continuer à dater tout seul comme un grand jusqu’à ce que vous arrêtiez. De préférence, jusqu’à la deadline que vous vous êtes fixé pour écrire. J’ai dû tirer un sacré moment, vu que je suis censée terminer le 31/12/2013.
Mondieuçamarchepasàl’aide : Revenez à votre première case, et en dessous, écrivez le jour qui suit (01/01/2013 et en dessous 02/01/2013), et là, il devrait vous obéir. Sinon, vous me demandez et je lui taperai dessus.
À ce stade, vous avez une colonne de dates, donc. Si c’est bien ça, passez au prochain paragraphe. Sinon, c’était le plus facile. Enfin, non, car il faut laisser la colonne « Mots écrits aujourd’hui » vide lors de la préparation.

La colonne du total

Cette colonne sert à savoir combien de mots vous avez écrits depuis le début de votre compteur. Pour ce faire, nous allons utiliser des formules. Elles peuvent mordre et afficher des messages d’erreur si vous ne le faites pas correctement.

Les formules


D’abord, pour les néophytes, nous allons comprendre la logique d’une formule, les autres, passez deux ou trois lignes plus bas. Voyez les règles en haut et à gauche, avec en haut, des lettres, à gauche, des chiffres. Si vous avez suivi mes consignes à peu près comme il faut, le premier jour « mots écrits aujourd’hui » est en B2. Si ce n’est pas bon, retournez en page 1. Donc, selon toute logique, le total des mots au premier jour est égal aux mots écrits ce jour-là. Donc, la case C2 (colonne Total des mots écrits) doit être égale à B2. Donc, la formule à entrer en case C2 est : « =B2 ». Voilà, vous avez écrit votre première formule ! Passons à plus compliqué.

Descendez en C3 (habitués des tableurs, vous pouvez revenir) : nous sommes au total du second jour, donc, total du jour 2 et du jour 1. Donc, le total d’hier + les mots d’aujourd’hui. En formule, cela donne : =C2+B3. Bien, on passe au suivant : =C3+B4. Votre calvaire s’arrête ici : on renouvelle la ruse utilisée avec la date : on sélectionne les deux cases C3 et C4 (car la formule C2 est différente), et on tira jusqu’à la fin. Normalement, les formules se sont adaptées. Sinon, entrez une troisième formule (=C4+B5) et tirez.

En l’état, cette colonne affiche de magnifiques zéros. C’est normal ! Vous pouvez la tester en écrivant un chiffre dans la colonne « mots écris aujourd’hui » (et pas ailleurs, sinon, ce n’est pas le tableur que je tape). Si la colonne « Total » change, passez à l’étape suivante, sinon, revoyez votre copie.

La colonne des mots prévus

Celle-ci va vous indiquer à combien de mots vous devriez être si vous respectiez votre quota journalier (dans mon cas, je le rappelle, c’est 400 mots).

Dans la première case (D2 car vous êtes de bons élèves – les autres ont abandonné), indiquez votre quota journalier (exemple : 400). Hop, on passe en D3 : normalement, D3, c’est les mots prévus d’hier + un nouveau quota journalier (400 + 400). Comme c’est un nombre fixe, il y a plusieurs manières de le faire :

Manière 1 : le quota dans la première case (D2), le quota + le quota (D3 = 800 par exemple), le quota + le quota (D4 = 1200 par exemple), et on tire jusqu’à la fin. Normalement, il doit garder le même intervalle.

Manière 2 : vous avez pris goût aux formules. C’est bien. Première case (D2) : le quota. Deuxième case (D3) : D2+quota. Troisième case (D4) : D3+quota. Quatrième case (D5) : D4+quota. Ensuite, on… tire. Gagné.

Vous pouvez vous amuser avec d’autres façons et formules, mais passons. Si tout est bon, le dernier jour devrait indiquer un chiffre par très loin de votre nombre de mots à écrire (mais comme on a arrondi au supérieur, cela donne 146 000 chez moi).  On continue ?


La colonne pour vous fouetter ou vous récompenser

La colonne des avances et retards vous paraîtra simple et, ô miracle, c’est la dernière étape « obligatoire ».

Dans la première case (E2), nous avons les retards accumulés le premier jour, ou l’avance prise. Donc, cela a un rapport avec le total et les mots prévus. La formule est donc : E2 =C2-D2. Hop, comme vous n’avez pas encore rempli votre colonne « mots écrits aujourd’hui », c’est normalement un vilain chiffre négatif qui s’affiche. Comme les auteurs sont un peu masochistes, nous allons continuer. E3 =C3-D3. E4 =C4-D4. Ensuite, on tire.

Et… voilà. Vous n’avez plus à toucher à ces fastidieuses colonnes. Seulement à rentrer les mots que vous avez écris aujourd’hui dans la colonne dédiée, à la date dédiée. Et si ce tableur a vraiment vidé votre esprit mathématique, sachez qu’il peut même calculer un peu ça pour vous. Mettons, j’ai écrit une première fois 100 mots. Je marque donc 100 mots. Mais deux heures plus tard, l’inspiration revient, et j’en écris 234. Donc, je change ma case en « =100 (les premiers mots écrits dans la journée)+234 (ce que je viens d’écrire). Et lui calculera comme un grand, et le résultat se répercutera de même sur les autres colonnes.

C’est pas beau la vie ?


Allez, vous en voulez encore ?


Les bonus inutiles

(Uniquement testés sous Excel 2007, désolée pour le reste du public, mais je vous encourage à tâtonner dans votre logiciel)
Ces bonus n’ont aucune incidence sur le compteur lui-même.

C’est beau, les graphiques *o*

Vous aussi, vous voulez votre graphique style Nanowrimo ?
De mon côté, je l’utilise pour deux colonnes on va dire : un graphique « total », et un graphique « avance-retard ».
Pour le premier, je sélectionne la colonne « Total » et je fais « insérer un graphique en colonnes». Voilà, c’est fait, c’est beau, à vous de vous amuser à le personnaliser.
Pour le second, je sélectionne les colonnes « avance-retard » et « mots écrits aujourd’hui », et je fais « insérer un graphique en colonnes». C’est beau, y’a DEUX couleurs.

Des couleurs, des couleurs !!

Mais des couleurs AUTOMATIQUES (parce que sinon, je pense que vous êtes assez grand pour trouver les couleurs seuls).
J’utile les couleurs automatiques sur trois colonnes : me dire quel jour on est (comment ça, flemmarde ? vous croyez que je fais ce compteur et ce tuto pour quoi ?), si j’ai bien travaillé aujourd’hui, et me dire d’un coup d’œil si je suis en retard ou en avance.
Quel jour on est ? : Sélectionnez la colonne des dates et cliquez sur « Mise en forme conditionnelle », surbrillance des cellules, une date se produisant… et cochez « aujourd’hui » (en rouge, vert, bref, à vous de voir). Et voilà. La date du jour changera de couleur.
Ouf, bien bossé aujourd’hui : on sélectionne la colonne des « mots écrits aujourd’hui », on retourne en surbrillance, supérieur à… et on met notre quota journalier, en vert, pour dire que c’est BIEN. (Tous les jours où j’ai écrit plus de 400 mots sont surlignés en vert).
Bon, où j’en suis moi ?: sélection colonne avance-retard, surbrillance, supérieur à zéro en vert, inférieur à zéro en rouge.

Je suis un maniaque des chiffres

La formule =MOYENNE est faite pour vous.
En bas de la colonne « Mots écrits aujourd’hui », écrivez =MOYENNE(B2:Bdernièrecase) (exemple =MOYENNE(B2:B34). Cela vous donnera combien de mots vous écrivez en moyenne par jour. Inutile, hein ?



Maintenant, la bande de petits cochons qui ont rigolé à chaque « tirer », vous vous dénoncez. Et au boulot !






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