samedi 27 juin 2015

Et les études ?

Salutations à tous !
Aujourd'hui, petit point pour résumer où j'en suis de ma formation en documentation technique/bibliothèques, parce qu'il s'est passé pleeeein de (très) bonnes choses cette semaine.

Tout d'abord, j'ai validé ma licence avec mention bien et un bon/beau mémoire de stage, rédigé suite à mon stage à la DRAC, au sein d'une équipe formidable.

Et en plus, au sein de moulages d'une centaine de crânes, yeah
Ensuite, j'ai passé mercredi deux entretiens, l'un pour un master en documentation et l'autre pour un job étudiant en bibliothèque (encore) et les deux se sont très bien passés et j'ai été prise ! (réponse rapide en plus)

Bref, très contente pour le coup ! 

Je dois réfléchir à mon sujet de mémoire pour l'an prochain (dont un sous le coude qui me botterait bien sur les jeux vidéo en bibliothèque), mais en dehors de ça, je suis libérée pour le mois de juillet pour enfin écrire, corriger, bouquiner.

J'en profite pour vous faire part de la publication d'un petit article que j'avais écrit sur la relation entre science et science-fiction, dans le Mots & Légendes n°9. Il n'est disponible qu'en numérique, mais la maquette est à tombée ! Toute l'équipe a fait un très bon travail et je les en remercie.
Pour le lire, c'est ici.



Alors bonnes vacances à ceux qui ont la chance d'en avoir et bon courage aux autres !

Nariel

mercredi 3 juin 2015

Pourquoi les jeux vidéo ont leur place en bibliothèque

Salutations !

Certains d'entre vous le savent, mais en plus de l'archéologie et de l'écriture, je sévis aussi en bibliothèque (surtout le week-end) et en documentation. Et donc aujourd'hui, je voulais partager avec vous un pan important de ma vie et de ma culture : les bibliothèques, et les jeux vidéo.

Bonne lecture !


Pourquoi les jeux vidéo ont leur place en bibliothèque

Ces temps-ci, les bibliothèques ouvrent leurs portes aux jeux vidéo. Cependant, de nombreux bibliothécaires contestent leur légitimité et ne les jugent bon qu’à attirer les jeunes vers la lecture, au mépris des qualités artistiques de ce nouveau support.

Les livres n’ont plus l’exclusivité des bibliothèques depuis plusieurs années. On y trouve des films, de la musique, des pièces de théâtre… et dorénavant des jeux vidéo. Pourtant, quand les joueurs se penchent sur la question, il est facile de voir que l’offre n’a pas le même prestige que les autres médias. En cause, des bibliothécaires qui ne comprennent pas les jeux vidéo, voire qui les honnissent, ne connaissant d’eux que les préjugés populaires, comme le fait qu’ils rendent violents ou abêtissent. Alors, pourquoi les forcer à en faire la promotion ?

Car ils sont également vus comme un moyen de faire venir des jeunes en bibliothèque, une catégorie de public qui déserte souvent les lieux, en espérant que les faire revenir les fera lire. Mais n’est-ce pas une double erreur ? De croire que ces jeunes vont venir pour autre chose que les jeux vidéo et de croire que les jeux vidéo ne peuvent servir que d’appât ?

Depuis plusieurs années, les films sont disponibles en bibliothèque, pour être prêtés ou visionnés sur place, car le cinéma est retenu comme l’un des arts majeurs. En effet, on y travaille le cadrage, l’histoire, les décors, le jeu d’acteurs… On peut aussi évoquer la réflexion, les critiques sociétales, et j’en passe. Autant d’aspects qui démontrent une recherche artistique, et qui anoblissent assez les films pour qu’ils aient leur place en bibliothèque, qu’ils y soient légitimes.

C’est ici où l’on touche la méconnaissance profonde de l’univers des jeux vidéo car eux aussi sont régis par la recherche scénaristique et artistique. Cet univers se limite pas aux plus grosses ventes, tout comme le cinéma ne se limite pas aux superproductions. Il faut savoir prendre en compte des jeux méconnus du grand public – même si parfois cultes – qui font appel à l’intelligence du joueur, à sa dextérité, ou encore qui gagnent leur place grâce à la beauté de leur mise en scène, de leurs musiques ou de leurs histoires.

Même sans parler d’un aspect artistique, on ne peut nier le pan de la culture qu’il représente désormais. D’ailleurs, tout comme il y a de mauvais films, ou des films « passables », mais qui font rire, qui font aussi partie de la culture générale (parfois pour notre malheur, mais soit !), tous les jeux ne revendiquent pas une touche créative. Beaucoup sont également créés pour partager des moments conviviaux. Il y a peu, là où je travaille les week-ends, un jeune garçon est venu jouer seul à un jeu multi-joueurs (Super Smash Bross Brawl pour ne pas le citer). L’intérêt de ce type de jeu est vite limité seul, et n’ayant pas le temps de jouer avec les usages, à mon grand dam, j’ai incité la mère du jeune homme à jouer avec lui. Et ravie de constater qu’ils se sont amusés tous les deux (grâce à la grande Sacro Sainte Technique de « j’appuie sur tous les boutons »).

Je ne suis pas une grande fan des jeux du genre Fifa, pourtant je ne peux nier l’aspect social qu’il véhicule : certains viennent seuls mais acceptent volontiers que des inconnus se joignent à leur partie. Et la bibliothèque n’est-elle pas un lieu de socialisation autant que de culture ? D’art et de loisirs ? Alors laissez une place à nos jeux vidéo !

« Gaming » par Victor El Andoba